Révolution Orange, le site des militants du 22 avril 2007.

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Chers amis démocrates, je vous prie de bien vouloir lire le texte de la conférence de presse de François Bayrou du 14 avril 2008, avec beaucoup d’attention, particulièrement la conclusion, il s'agit d’un vrai combat qui s'annonce. Fidèle à son engagement (*) François Bayrou en appelle à notre détermination, le moment est venu de montrer si nous avons du cœur et si nous sommes prêts à défendre notre Mouvement et à le vivre ensemble, souvenez vous, « nous ne sommes pas des militants jetables, il va valoir maintenant compter avec nous ». Claude Mauriange.
La conclusion de la conférence de presse de François Bayrou du 14 avril 2008 :
« … C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manœuvres.
Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en
appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent. Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate :
c’est maintenant à vous de vous exprimer
. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc
soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été
pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril (**) devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires :
je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
François Bayrou à PARIS le 14 avril 2008
(*) Voir la déclaration de François Bayrou du 22 avril 2007 qui sert d’épigraphe au site Révolution Orange créé le même jour.
(**) :
Samedi 26 avril 2008 de 9h30 à 14h00, rencontre nationale des élus et de tous les candidats du MoDem aux élections municipales et cantonales, Maison de la chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75007 PARIS
Cliquez ICI pour lire l'intégralité de la déclaration.

Lettre à CLARA 11 février 2008
Ma chère Clara,
Ne regrette rien, tu n’as pas fait d’erreur en adhérant au Mouvement Démocrate, l’agitation postnatale du Mouvement est « normale », c’est même un signe de vitalité, je comprends l’impatience des uns, le silence des autres et même le calcul de certains.
Par contre, le silence de nos responsables au niveau régional et national, lui, est « anormal ». J’ai envie de crier très fort pour attirer leur attention.
Comme toi, je suis attristé par le départ de quelques militants, je crains fort que la situation n’empire encore, à moins que nous changions d'attitude vis à vis des militants.
Le mal être de ces militants est essentiellement provoqué par le sentiment de ne pas être « entendus » à défaut d’être « écoutés », de ne pas disposer d’informations suffisantes, de ne pas être « tenus au courant », ceci est ressenti comme de l’indifférence.
L’indifférence étant la forme supérieure du mépris, nous avons le sentiment d'être abandonnés, exclus … cela nous fait très mal, les militants de la Haute-Savoie sont-ils dignes de considération ? Sinon, en quoi ont-ils démérités ?
Oui je sais ce que tu vas me dire, on  aurait mieux fait de s’occuper davantage des élections municipales avant se lancer subitement dans l'élection du collège des adhérents au Conseil national. D’ailleurs, qu’en est-il des résultats ? Pourquoi fallait-il tant de précipitation ? On en fait quoi maintenant ?
A ce propos que doivent penser les militants qui se sont investis dans la campagne municipale des villes d’Annecy et d’Annecy-le-Vieux du « silence assourdissant » de la commission d’investiture ? Je scrute chaque jour, avec attention le site national pour voir si enfin l’une ou l’autre de ces listes a enfin « l’investiture », non, comme sœur Anne, je ne vois RIEN venir. Vu de Paris … elles ne doivent pas peser bien lourd … et pourtant …
Enfin, sans parler de « censure » (quel vilain mot), je n’ose croire ce que l’on commence à dire dans le Cyberlanderneau du MoDem, que les modérateurs (où est la chartre de modération ?) de mouvementdemocrate.fr auraient la main un peu lourde sur les messages, disons
 un peu « critiques ».
Notre « Requête des adhérents du Mouvement Démocrate de la Haute-Savoie » à François Bayrou du 25 janvier 2008 qui n’a pas eu l'honneur d’être publiée, pourquoi ?
Ne perds pas courage, Clara, tu n’es pas seule, n’oublie pas ce que nous disions en référence à la promesse de François Bayrou du 22 avril 2007 : « il va valoir maintenant compter avec nous, nous ne sommes pas des militants jetables. »
Avec mes amicales salutations : Claude

Elections au Conseil national du Mouvement Démocrate.

Le 1er décembre 2007 à Villepinte, le congrès fondateur du Mouvement Démocrate, a adopté ses statuts à l'unanimité moins 2 voix contre et 2 abstentions après plus de quatre heures de débats ininterrompus. Les statuts prévoient la création d’un Conseil national, véritable parlement du Mouvement Démocrate. Le Conseil nationalest chargé de prendre toutes les décisions nécessaires au fonctionnement du mouvement dans l’intervalle des réunions de la Conférence nationale qui définit la politique générale du Mouvement. Les programmes, les projets et le rapport que le  Conseil national établit sur l’activité du Mouvement sont examinés par la Conférence nationale qui débat sur ses conclusions. Le Conseil national contrôle le Bureau exécutif national qui se réunit une fois par semaine. Il dispose du droit d’audition et de proposition du Bureau exécutif national. Il est élu pour trois ans il sera composé d’environ 400 membres. La répartition des sièges est la suivante :
180 membres du collège (des adhérents) élus pour trois ans au scrutin de liste à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne dans le cadre régional.
130 membres (environ) du collège des présidents des Mouvements départementaux et de l’étranger
.
60 représentant des élus locaux ou parlementaires, élus par leurs pairs.
30 membres du Bureau exécutif national nommés par le Président.
Contrairement à notre souhait, la mise en place d’instances départementales définitives, le Congres a décidé de ne pas organiser d’élections internes au Mouvement Démocrate avant le mois d’avril « 
François Bayrou  estime contreproductif d'organiser des élections internes avant les élections municipales et cantonales de mars prochain. » ceci afin de préserver nos forces et notre énergie pour les élections municipales et cantonales. D’où notre étonnement, notre surprise, voir plus, de constater, qu'à contrario de ce qui avait été décidé par le congrès, le Bureau exécutif national a décidé d’organiser l’élection des 180 conseillers du collège des adhérents au conseil national. Décision rendue publique sur le site national http://www.mouvementdemocrate.fr le 13 décembre 2007. Décision assez surprenante s’il en est, compte tenu du mode de scrutin régional et des les délais (en période de fêtes), les listes régionales devant  être connues du siège du Mouvement Démocrate avant le 31 décembre à minuit. Les adhérents du Mouvements Démocrate sont appelés à désigner entre le 17 et le 19 janvier 2008, les 180 conseillers du collège des adhérents au conseil national. Les élections pour la Haute-Savoie se dérouleront samedi 19 janvier de 9h à 12h. La répartition du nombre de sièges par région étant fixée en fonction de leur population, Rhône-Alpes doit désigner 17 titulaires et 7 suppléants. Compte tenu de ces délais ultras courts, le bureau départemental provisoire a lancé un appel à candidature auprès des adhérents de la Haute-Savoie. L’adhérent intéressé devant faire acte de candidature avant jeudi 27 décembre 2007 12h00. Nous avions 17 candidats « directs » auprès du bureau départemental, les candidats « sélectionnés » devant intégrer une liste régionale en respectant la parité et sachant que le nombre de sièges possibles pour la Haute-Savoie était de deux titulaires et un suppléant. De nombreux militants sont en colère et nous sommes tous affectés par cette décision d’organiser des « élections » précipitées, mal préparées, à scrutin inégalitaires, « tout Internet » en laissant « au bord de la route », faute d’information, près 20% des adhérents « non branchés ». De plus, et c’est probablement le plus grave, l’absence de démocratie dans la « désignation » des candidats et la « captation » par les élus de sièges réservés aux adhérents alors même que les élus disposent de 60 sièges statutairement prévus à cet effet. Nous demandons à nos dirigeants de bien vouloir considérer qu’il n’est pas possible de tenir des élections « sincères » dans ces conditions. Cela pose et va poser de graves problèmes, d’une part sur le respect des adhérents citoyens votants que nous sommes et juridiquement sur la validité des scrutins. Claude Mauriange 15 janvier 2008

6 juillet 2007 Jean Caron

CONFUSION

Il existe actuellement une confusion entre l’UDF et le Mouvement Démocrate (MoDem).

Jusqu’aux dernières élections présidentielles, l’UDF était perçue dans l’opinion comme un satellite automatique de la Droite. Ceci provenait du fait que dans le passé, beaucoup de députés UDF avaient reçu le soutien de l’UMP pour être élus, en contrepartie de quoi, ils se devaient implicitement de soutenir le gouvernement qu’elles que soient les décisions prises par celui-ci.

Cette dépendance, plus ou moins bien acceptée avait pourtant pris fin lorsque François BAYROU et certains parlementaires UDF n’ont pas voté le budget présenté par le gouvernement de VILLEPIN.

L’UDF voulait être libre de dire « oui » au gouvernement quand les mesures annoncées étaient bonnes pour la France et « non » lorsqu’elles étaient jugées dangereuses ou inadaptées

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, une majorité de députés UDF, reniant leur aspiration nouvellement affichée, ont demandé, comme par le passé, de faire partie de la majorité présidentielle, perpétuant ainsi leur allégeance au parti de Droite, en contradiction avec leur souhait  de liberté revendiqué quelques mois auparavant et sans en débattre avec les adhérents, pour le coup déstabilisés.

De ce fait, pour qu’aucune ambiguïté ne subsiste dans l’esprit de nos concitoyens, François BAYROU a créé un mouvement nouveau réellement libre, ne dépendant ni de la Gauche, ni de la Droite qui s’intitule provisoirement UDF/Mouvement Démocrate.

Lors du prochain congrès, ce mouvement abandonnera définitivement le sigle UDF pour ne garder que l’appellation Mouvement Démocrate (dit MoDem).

Pour que le Modem puisse tenir ce qui fait le fondement de son action face au gouvernement, c'est-à-dire, dire « oui » lorsque les mesures sont bénéfiques pour le pays et « non » lorsqu’elles vont dans le mauvais sens, chaque adhérent devra être bien au clair avec ses convictions.

Les nouveaux adhérents MoDem et les anciens UDF qui ont choisi de penser et d’agir librement trouveront naturellement satisfaction au sein du nouveau mouvement.

Ceux qui préfèrent rester alliés à l’UMP (ou à tout autre parti) n’auront pas d’autres solution que quitter le MoDem car ils n'y trouveront pas l’état d’esprit conforme à leurs habitudes.

Il est compréhensible que certains anciens compagnons hésitent à faire un choix.

Cependant, afin que notre jeune mouvement puisse le plus rapidement possible se structurer et s’organiser en comptant sur l’engagement clair de ses membres, il m’apparaît indispensable que la mise au point ci-dessus permette aux hésitants, en toute connaissance de cause, et après un temps de réflexion raisonnable (jusqu’aux Assises de la Démocratie de septembre, par exemple) de choisir s’ils veulent se retirer du MoDem ou y rester puis, une fois leur décision prise, d’en assumer la responsabilité.

Jean Caron le 6 juillet 2007

1er juillet 2007 Jacques Roura

Je suis un nouvel adhérent du Modem. Je participerai à la réunion haut-savoyarde du 1er juillet. Précédemment, je n’avais jamais adhéré au moindre parti politique. J’ai adhéré parce que les propos de François Bayrou m’ont fait vibrer. Egalement parce que, étant acteur de la société civile, il me paraît nécessaire d’associer le mouvement associatif au Modem.

Je crois dans le libre entrepreneuriat, que ce soit :

au travers d’entreprises à finalité lucrative, seul ou avec des salariés,

au travers d’associations à but non lucratif, animées par des bénévoles.

Ces deux formes de regroupement humain sont essentielles.

Dans tous les cas l’ardeur à la tâche est essentielle.

Professionnellement, je travaille surtout avec les décolleteurs.

Bénévolement, j’agis surtout avec des maraîchers.

C’est le travail qui crée la valeur ajoutée de base. Il doit être le moins taxé possible. J’attendais beaucoup des deux emplois par entreprise avec le minimum de taxes, ce qui est un moyen de favoriser les petites structures, si défavorisées. Le capital est un résidu de travail accumulé. Il est normal que ses revenus soient taxés beaucoup plus fortement.

Nous sommes dans une situation économique extrêmement difficile pour une grande partie de la population. La spéculation financière entraîne que ceux qui possèdent peu de biens, ont la vie de plus en plus difficile. Accompagnant les entreprises, j’ai appris que le tiers des SDF sont salariés. Je ne compte plus les cas de salariés embauchés en Haute-Savoie, puis obligés de quitter la région faute d’avoir trouvé un logement compatible avec leur salaire.

Je suis totalement François Bayrou dans la nécessité de fusionner les positions antagonistes pour rechercher l’unité. Par exemple on ne résoudra le problème de l’immigration que lorsque l’on aura résolu le problème de l’émigration ! Déjà en s’ingérant moins dans les pays pauvres. Nous avons à cet égard une dette morale envers l’Afrique après des siècles d’esclavage, de colonialisme et d’exploitation.

Avec des amis au sein de l’association « Terre d’Union » dont je suis le président fondateur, nous avons mis en place en 2004 sur Annecy les premières « AMAP » (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) de la région Rhône-Alpes. Les paysans que nous avons installés distribuent chaque semaine des paniers de légumes de saison cultivés localement et sainement, évitant coûts de distribution et de transport. Les deux emplois à 10 % de taxes par entreprise leur auraient été d’une grande aide pour leur décollage. Nous avons calculé que, si l’on trouve les terres et les paysans (et pourquoi pas parmi eux beaucoup d’immigrés de fraîche date ayant gardé le goût de la terre ?), c’est plus d’un million d’emplois qui peuvent être créés en France dans le domaine agricole, sans compter tout ce qu’on pourrait faire pour développer l’artisanat de proximité. Je suis d’ailleurs membre fondateur d’un récent groupement national, « Créamap » qui vient de se donner pour tâche d’essaimer les Amap.

Je connais les instances dirigeantes de plusieurs formations politiques, positionnées ni à gauche ni à droite, basées sur la citoyenneté et l’écologie, et qui à mon avis comme CAP21 seraient bien inspirées en rejoignant le Modem.

Je suis convaincu que la recherche, l’innovation et surtout la relocalisation de l’activité sont des voies économiques essentielles qui conduiront au renouveau de la France comme de beaucoup d’autres pays.

Contribution postée par Jacques Roura le 1er juillet 2007

17 juin 2007 Daniel RIOT

"Le MoDem de toutes nos forces"

Cet article publié le 17/06/2007 sur le blog politique de Chantal CUTAJAR a été repris sur de nombreux blogs et sites. Nous le reprenons ici pour lancer les débats sur ce que peut ou doit être un mouvement nouveau, adapté au XXI ème siècle."Le MoDem de toutes nos forces", par Daniel RIOT. Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement «révolutionnaire» si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. «Plus rien ne sera comme avant», avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès  maintenant…

Le MoDem, cet emmerdeur …

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie  rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.

Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire,  soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.

Depuis la fin du MRP (qui, lui,  a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve  de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…

Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua) guidés par les lampions des pouvoirs en place oubliaient trop que «modération» doit rimer avec «conviction» et non avec «dilution», «absorption», «renonciation»…Et non, surtout, avec carriérisme.

Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...

Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.

Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire », a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... «Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie», souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.

Rupture démocratique : «Le pire des régimes à l’exception de tous les autres», comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales,  ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste  des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée  par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...

" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues

Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"

Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants  ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs  partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"

Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.

Des informations? Oui mais  qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

Des débats? Oui,  organisés mais  ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg

« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d'aujourd'hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.

Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »…

Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le  mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.

« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique.

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...

Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.

Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry.

Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.

Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".

Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL  vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.

Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de  l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social  s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…

Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des  classements, des rangements, des spécialisations. Mais le politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il  doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme,  et non d'un ou de quelques organes…

Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord  être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

C’est ce qui a fait la véritable  originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par  des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.

Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier  engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …

Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n'en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…

Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement  de notre délire législatif et  de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.

Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits!

C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques  pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se  seront émoussés...

C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire,  par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.

"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...

C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec.

Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.

C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».

C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie  dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables de la politique en place.

Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et  cette mollesse internes  qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points.

Avec ces "si", le Mouvement démocrate va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.

La réussite du MoDem se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt  de militants d’une citoyenneté active,  et non de petits notables aux ambitions  d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens".

François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir. "Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été.

Daniel RIOT

7 mai 2007 Pierrete Caron

Desiderata
Je demande que les députés UDF qui se sont ralliés au leader de l’UMP pour bénéficier du soutien de ce parti aux prochaines législatives, n’aient pas la possibilité d’être intégrés au Mouvement Démocrate ainsi que certains l’ont laissé entendre.
Il m’apparaît que des personnalités politiques à cheval sur deux partis sapent le travail et l’énergie du groupe dont ils sont issus et sèment le trouble dans l’esprit des électeurs.
D’autre part, il serait bon que, dans toutes les circonscriptions où se présentent ces députés, des candidats ayant l’étiquette Mouvement Démocrate leur soient opposés afin que dans le public, la confusion sur l’appartenance du Centre comme partie intégrante de la droite soit levée.
Je tiens à préciser que si les députés sortants avaient été efficaces pendant la législature, ils n’auraient pas eu besoin d’un ralliement discutable de dernière minute; ils auraient été réélus sur leur compétence. Ceci relance le problème du cumul des mandats car certains ont surtout brillé par leur absence ou leur inertie.
P. CARON Contribution du 7 mai 2007

7 mai 2007 Patrick Humbet

"C'est maintenant qu'il nous faut lever l'Étendard de la Révolution Orange,"
je suis outré de constater qu'une partie des Français ont pu élire un président ultra libéral, à la solde du grand capital,  au profit des anti libéraux!!! C'est un président virtuel qui a utilisé le 4 ème pouvoir " les médias" et tout l'appareil de son parti pour faire oublier le bilan du parti qu'il représente et qui à mené la France au bord du Gouffre !!!!
Si l'on tiens compte des abstentions(16%),des votes blancs et nuls(5%),ce président est l'élu de 42% du corps électoral et donc 58% n'ont pas voté pour lui !!!! De plus avec les voix de l'extrême droite, raciste et xénophobe. A nous d'agir maintenant,pour que la Démocratie soit au coeur de l'Assemblée Nationale !!!!
Être démocrate c'est agir avec le peuple pour le peuple,ce n'est pas un état dans l'état. C'est maintenant qu'il nous faut lever l'Étendard de la Révolution Orange,ne pas laisser tous les pouvoirs à une poignée de bourgeois friqués grâce à la politique,pour le grand capital !!
Le nouveau parti Mouvement Démocrate se mettra en place avec ou sans nos élus,car c'est la volonté du peuple (6.720.000 voix), des militants et adhérents!! n'ayons pas peur,nous n'avons pas grand chose à perdre! et je suis intimement persuadé que le soir du 17 juin nous aurons un groupe à l'assemblée !
Ne nous trompons pas,ils vont tout faire pour nous éradiquer,faisons le gros dos,restons unis, mettons nous en route, sauvons la Démocratie !!!!

Patrick Humbet 7 mai 2007

7 mai 2007 Jean Caron

Elections présidentielle et législatives 2007 Appel à la révolution éthique

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République Française marque d'abord la victoire d’un système dans lequel la collusion avec les milieux industriels, financiers, médiatiques est bien connue.
-
Nous dénonçons cette collusion au cœur de toutes les dérives possibles ; entérinée par le recyclage programmé de corrompus.
- Nous rappelons d’ailleurs que Nicolas Sarkozy n’a jamais répondu à notre lettre ouverte contre la corruption.
-
Nous demandons fermement une refondation de notre système politique et institutionnel.

Anticor*, invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent mener une révolution éthique dans le pays à joindre leurs forces dans la campagne des élections législatives en soutenant la démarche éthique et transpartisane qui a toujours la sienne. Cette démarche sera donc aussi celle des candidats qui porteront le label éthique et les 13 propositions d'Anticor.
Ces candidats s’engageront
publiquement et par écrit
notamment à ne pas cumuler de mandat et à ne pas voter de loi d’amnistie des délits politico financiers.

Anticor (www.anticor.org) réseau anticorruption qui compte désormais plus d’une centaine d’élus et un millier de sympathisants
Contribution postée par Jean Caron le 7 mai 2007

4 mai 2007 Anne Marie Comparini

 

Lettre d'Anne-Marie Comparini à Révolution Orange, ça fait chaud au Coeur !
chers Amis,
Ce que nous avons bâti lors de cette campagne, cette indépendance que nous avons acquise, nous allons l'entretenir lors des prochaines échéances électorales et la refondation de l'UDF en sera le premier signe.
Le nouveau parti qui va être créé sera chargé de garantir l'équilibre entre les deux appareils traditionnels. Il proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France, il proposera de reformer le tissu social de notre pays, il proposera de libérer les forces de créations, éducation, recherche, entreprise, culture et la croissance dans notre pays; enfin, il proposera de réconcilier les Français avec l'Europe et l'Europe avec la France.
Ces points centraux sont ceux qui ont été portés tout au long de la campagne de François Bayrou, et nous ne comptons changer un discours qui a reçu le soutien et répondu aux attentes de 6,7 millions de citoyens. Cette nouvelle force, elle devra parler et agir pour que sortant des affrontements camp contre camp qui desservent souvent l’intérêt du pays, les futurs gouvernants règlent efficacement et sans opposer une partie de la France à l’autre, les problèmes qui se posent depuis si longtemps. Il faut que les choses soient claires pour tout le monde. Le nouveau parti des démocrates ne sera pas plus à droite qu'à gauche, pas plus à gauche qu'à droite. Il sera central.
Nous allons donc présenter 577 candidats pour les élections législatives, afin de constituer un groupe fort à l'Assemblée nationale, qui sera un contre-pouvoir libre, capable de dire "oui" si les choses vont dans le bons sens et "non" si nous considérons que la mesure proposée va à l'encontre de l'intérêt général.
Il était de notre devoir de ne pas fléchir et de ne pas décevoir cette formidable espérance qui est née dimanche 22 avril. et d'assumer ce choix .
Cordialement
Anne Marie Comparini 4 mai 2007
NDLR : Anne-Marie Comparini est députée du Rhône et vice-présidente de l'UDF.

4 mai 2007 Claude Mauriange

Non, François Bayrou, n'est pas seul !
François Bayrou peux compter sur nous, les futurs démocrates sont là et attendent avec impatience la création de leur nouveau parti !

Nous avons fait un bond en avant exceptionnel
et même si nous avons perdu cette bataille, le combat continu comme nous l’avons engagé, en pleine conformité avec le projet de François Bayrou.
Pour l’honneur de ceux que nous avons entraînés dans ce combat, nous n'abandonnerons pas et nous ne nous compromettrons pas dans des combinaisons contre raison.
Nous sommes très nombreux à être
confortés dans notre choix, nous ne sommes pas des militants jetables, il va valoir maintenant compter avec nous (ou contre nous) pour les prochaines échéances électorales, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

1er mai 2007 Angélique BALLET-BAZ

Le Parti Démocrate est un papillon issu de la chenille UDF...
Depuis 2000 à l'UDF, j'ai vu se consolider un grand mouvement auquel je suis fière d'appartenir.
L'UDF s'est battue comme l'aurait fait une chenille pour aller vers sa vie de papillon.
J'aimerais vous parler d'une phrase que j'ai entendue dans le cadre de l'une de mes anciennes fonctions professionnelles : "aujourd'hui tu dois choisir entre une carrière politique et une carrière professionnelle ici", alors que je n'étais que militante, en CDD d'1 an dans la structure en question.
Oui, l'engagement coûte. Oui, l'engagement est tabou.
Nous pourrions l'illustrer de bien des manières.
Et alors non, je n'ai pas choisi une "carrière".
J'ai choisi de me battre aux côtés de ceux qui selon moi menaient un juste combat.
Aussi, je considère François Bayrou comme avant tout un homme de courage.
Grâce à lui et à tous les autres, l'UDF a été un véritable courant de pensée, avec une autonomie propre.
D'ailleurs, deux scores de l'histoire récente de l'UDF sont à rappeler :
28/29 Janvier 2006 :
Congrès de Lyon - Indépendance du parti selon la vision de F. Bayrou
[Gilles de Robien ayant oublié (?) de présenter sa motion, nous n'avons pas pu lui montrer à quel point nous rejetions la compromission]
Pour : 91.10%
Contre : 8.90%
-27 Décembre 2006 : Consultation sur le soutien du parti à la candidature de François Bayrou en 2007
Pour : 98.63% (17901 voix)
Sauf qu'au moment des élections cette autonomie paraît systématiquement menacée par les vieilles alliances qui ne sont pas des alliances de conviction mais des alliances stratégiques.
Les Députés qui ont rejoint le staff de Nicolas Sarkozy en ayant fait initialement la campagne de François Bayrou ne peuvent l'avoir fait par conviction. Et les français le savent bien. Les différences entre les trois grands mouvements sont telles que chacun sait que se rallier à 20h01 pour le candidat que l'on rejetait à 19h59 ne peut être une décision sincère.
Sept millions de français on voté pour "FRANCOIS BAYROU".
S'ils avaient été dans cette tiédeur, dans les vieux schémas, satisfaits du système entretenu par l'UMP et le PS, ils n'auraient pas, dès le premier tour, parié sur le bulletin "FRANCOIS BAYROU".
Ils ont choisi François Bayrou pour refonder la démocratie et pour dire que jamais, plus jamais, un seul homme ne soit au sommet de l'Etat, seul et sans contre-pouvoir légitime, à gouverner la vie d'un pays et des français dans toute leur diversité.
"Partout où il y a le monopole, il faut mettre le pluralisme. Partout où il y a la dépendance, il faut mettre l'indépendance." F. Bayrou
Longue vie au Parti Démocrate !
Angélique BALLET-BAZ 1er mai 2007

23 avril 2007 Claude Mauriange

"Tout est perdu fors l’honneur"
Ces mots écrits par
François Ier à sa mère, Louise de Savoie, au soir de la bataille de Pavie le 24 février 1525, résonnent en moi comme un écho à la déclaration de François Bayrou au soir du 22 avril 2007 :
« J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. …
C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française.
Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas.
Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. …
Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.
L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toutes les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera. Je vous remercie" François Bayrou Paris le 22 avril 2007

Nous avons fait un bond en avant exceptionnel
et même si nous avons perdu cette bataille, le combat continu comme nous l’avons engagé, en pleine conformité avec le projet de François Bayrou.
Pour l’honneur de ceux que nous avons entraînés dans ce combat,
nous n'abandonnerons pas et nous ne nous compromettrons pas dans des combinaisons contre raison.
Nous sommes très nombreux à être
confortés dans notre choix, il va valoir maintenant compter avec nous (ou contre nous), nous ne sommes pas des militants jetables.
Claude Mauriange 23 avril 2007

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