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Edito

Meilleurs voeux pour 2008.
2007
a été une année riche en émotions, un formidable espoir avant les élections présidentielles, la déception après, le doute ensuite, la démobilisation après les législatives, enfin de nouveau l'espérance, l'enthousiasme et le bonheur d’être ensemble lors du congrès fondateur du Mouvement Démocrate.
2008 sera l’an I de la construction du Mouvement
Démocrate que nous appelons de tous nos vœux, l’année de l'édification d’un mouvement démocratique libre et indépendant, l’année de la naissance d’un parti majeur dans le paysage politique français et européen. Les fondations sont en place, nous sommes au pied du mur, l’heure de vérité a enfin sonnée, maintenant il ne s’agit plus de théorie mais de pratique, nous allons rapidement savoir si nous sommes capables de construire tous ensemble notre maison commune.
Nous sommes tous d'accord sur le but à atteindre, nous avons une incroyable richesse en talents et chacun d’entre nous est prêt à prendre toute sa part de responsabilité, nous pouvons réussir si nous le voulons réellement. Il ne s’agit pas de savoir pourquoi les choses sont ce quelles sont, mais de savoir comment nous pouvons les mettre en harmonie avec nos ambitions pour faire de la politique « autrement » (discours de François Bayrou le 22 avril 2007) sans retomber dans les vieux chemins éculés de la politique politicienne.
CM 15 janvier 2008

Reviens l'abbé, ils sont devenus fous ! Lettre ouverte à l'abbé Pierre. Mon cher abbé depuis que tu nous a quitté le 22 janvier 2007, Il n'y a pourtant pas si longtemps, tu nous manques terriblement. Maintenant, notre beau pays de France compte plus de 7 millions de pauvres, 3 millions de personnes sont mal logées mais 2 millions de logements sont vides, il manque 800.000 logements sociaux et plus de 100.000 personnes sont sans domicile fixe et pourtant tu le sais, nous ne sommes plus en guerre, et l'hiver 54 est loin.
Rassures toi, tout ne va pas si mal au royaume de France, notre souverain vient d'être généreusement augmenté, nos parlementaires ont une bonne retraite et une assurance chômage pendant cinq ans en cas d'échec électoral. Je ne sais pas où tu es, mais si tu pouvais en parler en Haut Lieu afin que l'inspiration vienne enfin à nos dirigeants avant que le peuple d'en bas ne les envoie au diable. je t'en remercie d'avance.
CM
La France compte 7 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, (revenus mensuels inférieurs à 788 euros, selon des critères européens). 1,2 millions de Français sont Rmistes. 3 millions de personnes, en France, sont touchées par le mal-logement. La Fondation Abbé Pierre estime qu'il manque 800 000 logements sociaux. 2 millions de logement vides en France. L'Insee estime que 86.000 personnes sont sans domicile fixe en France . Les associations portent ce chiffre à 100.000 personnes. Parmi elles, près de 15.000 vivent en permanence à la rue, selon l'Insee.

Nous sommes des démocrates, c’est pourquoi nous devons pratiquer la démocratie réelle sans nuire à la Démocratie.
Veillons à inciter le plus grand nombre d’entre-nous à participer. Evitons la précipitation en laissant les moins rapides «au bord de la route». Mettons à disposition de tous le fruit de nos réflexions en les publiant sur le forum plutôt qu’en petits comités. Soyons simples, sans être simplistes, pour être accessible nos contributions ne doivent pas «voler trop haut» inutile de faire de la philosophie de comptoir, inspirons-nous plutôt des textes fondamentaux, rédigées avec le plus grand soin et qui sont des modèles de littérature, par exemple le préambule de la
Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui est un modèle de clarté et de simplicité. Claude Mauriange

La parole aux militants
Lettre ouverte d’une net-militante, « venue de nulle part », à François Bayrou.
Voilà un texte qui exprime bien notre etat d'âme, je suis persuadé que nous sommes des milliers à ressentir la même chose, il n'y a pas une ligne pas un mot a changer, Il n'y a rien à rajouter, à lire absolument. Claude Mauriange

Réformes constitutionnelles : Bis repetita ?

La dérive monarchique en marche

La France est probablement le seul pays au monde qui a connu le plus grand nombre de constitutions. Toutes nos constitutions rédigées avec le plus grand soin par des "sages", sont des modèles de littérature écrits pour l'éternité. La France a néanmoins connue quinze constitutions de 1789 à 1958 soit une constitution tous les onze ans en moyenne.
Nos constitutions successives sont  frappées du même défaut congénital, elles sont faites sans le peuple par une "élite" monarchique et népotique obsédée par le vieux rêve de se substituer totalement au peuple souverain.
Selon la Constitution du 4 octobre 1958 (Vème République), le principe de la République est : "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" (article 2, 5ème alinéa). Cette formule est une définition de la démocratie. "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum" (article 3, 1er alinéa).

Le peuple détenteur de la souveraineté nationale n'est plus le souverain (autant qu'il ne l'ai jamais été), dans les faits et dans la pratique de tous les jours, le peuple, c'est à dire tous les citoyens, le peuple français donc, n'a pas vraiment droit au chapitre, on le consulte de temps en temps pour respecter les apparences, on parle en son nom, on décide en son nom, en réalité, nous sommes depuis longtemps dans une "démocratie virtuelle".
A la différence des monarchies constitutionnelles ayant un système parlementaire démocratique comme l'Angleterre avec un roi sans pouvoir, cette République souffre d'une profonde dérive monarchique, le Président de la République
jouit d’un pouvoir personnel exorbitant, c’est un vrai monarque selon la définition de l'Académie française : "Chef d'État ou de gouvernement qui, parvenu au pouvoir légalement ou par la force, jouit d'une autorité s'exerçant sans contrôle, ni opposition exprimée."

La sagesse voudrait que l'on applique réellement, dans la vie de tous les jours, l'esprit de la constitution de 1958 avant de songer à la "moderniser" par de vielles formules héritage d'un proche passé, l'histoire de la IIème république est un exemple édifiant de dérive monarchique.

    À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la Constitution de l’IIe République, Louis-Napoléon Bonaparteest candidat à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel masculin en France. Il est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848.
    Ce triomphe est pourtant assombri par la promulgation de la Constitution de l’IIe République limitant son mandat à quatre ans. Habile politicien il va réduire à néant l’opposition républicaine, laissé les conservateurs se discréditer eux-mêmes. Ne pouvant faire modifier la Constitution, il décide de faire un coup d’Etat. Au matin du 2 décembre 1851, date anniversaire du sacre de Napoléon Ier et de la victoire d’Austerlitz, une proclamation est affichée dans les rues de Paris, annonce la dissolution de l’Assemblée, le rétablissement du suffrage universel et un plébiscite qui l’autorisera à donner à la France des institutions renouvelées de l’Empire.
    Malgré tous les pouvoirs qu’il détient, sa situation de président ne le satisfait pas, Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République gouvernait sans premier ministre et avait directement ou indirectement tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire :

    Extrait de la constitution du 14 janvier 1852 - TITRE III :
    – le président de la République n
    omme à tous les emplois, fait les règlements et décrets nécessaires pour l'exécution des lois. - La justice se rend en son nom. - Il a seul l'initiative des lois. - Il a le droit de faire grâce. - Il sanctionne et promulgue les lois ... - Il présente, tous les ans, au Sénat et au Corps législatif, par un message, l'état des affaires de la République. - Les ministres ne dépendent que du chef de l'Etat ; ils ne sont responsables que, chacun en ce qui le concerne, des actes du gouvernement ; il n'y a point de solidarité entre eux ; ils ne peuvent être mis en accusation que par le Sénat. - Le chef de l'Etat a le droit, par un acte secret et déposé aux archives du Sénat, de désigner le nom du citoyen qu'il recommande, dans l'intérêt de la France, à la confiance du Peuple et à ses suffrages.

    Il organise le 21 novembre 1852 un nouveau plébiscite destiné au rétablissement de la dignité impériale. Louis Napoléon devient Napoléon III, on sait à quoi cela nous a conduits, à la guerre, à la perte de l'Alsace et de la Lorraine, à la commune...
     

En d'autres termes, un régime où la séparation des pouvoir n'existe pas dans les faits est au mieux une oligarchie au pire une dictature.

Les institutions de la République doivent être révisées, la séparation des pouvoirs base de la démocratie doit être assuré sans compromis, la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, préambule de la constitution actuelle, précise dans son article 16 : "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’à point de Constitution."

Nous vivons dans une démocratie formelle hostile au peuple où la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires n’est pas assurée.

  • L’exécutif a un pouvoir empiétant sans contrainte sur le législatif,
  • Le législatif, c'est-à-dire le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), au grand discrédit l’ensemble des parlementaires, n’est pas représentatif de la Nation, n’est pas maître de son ordre du jour et trop souvent « aux ordres » de l’exécutif.
  • La justice n’est pas indépendante de l’exécutif.

Cette situation ouvre une crise permanente de l'Etat en favorisant les extrêmes et l’opposition extraparlementaire.

Nous n'avons pas de leçons de démocratie à donner aux autres peuples si chez nous les droits de l'homme et du citoyen ne sont pas respectés.

Rendre le pouvoir au peuple doit être la seule motivation des réformes constitutionnelles afin que ces réformes ne se fassent pas contre le peuple, mais en accord avec le principe de la République qui est le "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" ? (Art. 2. de la constitution).
Enfin permettre aux citoyens de concourir personnellement à la formation de la loi. "La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse." (Extrait de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789).
Alors, une fois encore, le principe de notre constitution actuelle "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" risque fort de rester une formule vide de sens, à moins de considérer le peuple de France suffisamment intelligent pour prendre son destin en main, et participer à l’élaboration d’une nouvelle constitution par l’effet d’une assemblée constituante représentative.

Chaque citoyen a le devoir de résister pour reconquérir et conserver les libertés de la démocratie.

Claude Mauriange 21 juillet 2007

Cette jeunesse qui dit non, tribalement NON.

"Monsieur Nicolas Sarkozy, En temps normal, je commencerais par “Cher Nicolas Sarkozy”, mais là, je ne peux pas. Anne Cuneo.

NDLR : J'ai trouvé ce texte d'Anne Cuneo tellement juste que je ne peux résister à l'envie de le publier tel quel.

Claude Mauriange.

Rien n’est perdu, le combat continu.
Une loi électorale inique permet à 40% des votants de s'approprier plus de 80% des sièges de l'Assemblée nationale. Cela signifie que des millions d'électeur n'auront pas de représentant, est-ce équitable ? Qui va représenter ces français ? François Bayrou a décidé de se placer en rassembleur du peuple français, en rebelle qui refuse de se soumettre aux clivages et partis politiques. Cette attitude courageuse n'était pas sans risque, les médias avaient prédit que le MoDem serait mort-né après les élections législatives et François Bayrou un homme seul. Les nombreuses adhésions au Modem nous démontrent au contraire que François Bayrou a réussi à créer une nouvelle force centrale et indépendante avec qui il faudra bien compter. Rien n’est perdu, le MoDem est
un parti de militants qui a cinq ans pour convaincre, le combat continu pour le pluralisme et une représentation fidèle de tous les français,
Claude Mauriange 11 juin 2007

Pour l'honneur de notre combat
Pour moi
le projet d’espoir de François Bayrou représente ce qui il a de plus noble dans la politique ; la vérité, l’honneur et l’insoumission, qualités que ne sont pas seulement réservés à la jeunesse.
J’attendais qu’enfin un homme politique se lève et donne un grand coup de pied dans la fourmilière et dans ce sens
François Bayrou est aussi constructif et révolutionnaire que Charles De Gaulle en 1958.
Malheureusement, depuis ce temps, les vieux démons sont de retour, les professionnels de la politique politicienne, trop habitués au combat droite gauche ou trop préoccupés de leur carrière, ont oubliés l’essentiel, c'est-à-dire
la France et les français.
L'espoir c'est le
Mouvement démocrate, une véritable révolution en marche *, je suis sur que les nouveaux adhérents ont compris que dans la vie, comme en politique, l’enthousiasme et la fidélité sont des qualités essentielles.
* François Bayrou
(12 mai 2007) :"Aujourd'hui, à 14 heures, nous avons passé la barre de 40 000 demandes ! C'est une vraie révolution qui est en marche"
Claude Mauriange 12 mai 2007

Un peu de modestie, que diable !
Le 6 mai 2007, le (ou la) Président(e) de la République française sera, dans le meilleur des cas (avec une participation de 80%), l'élu(e) de 40% des votants. Cela signifie aussi que
60 % des électeurs n'adhérent pas au projet du (ou de la) Président(e).
Selon la Constitution du 4 octobre 1958 (V ème République), le principe de la République est : "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" (article 2, 5ème alinéa). Cette formule est une définition de la démocratie.
"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum".(article 3, 1er alinéa)
Le peuple détenteur de la souveraineté nationale n'est plus le souverain (autant qu'il ne l'ai jamais été), dans les faits et dans la pratique de tous les jours, le peuple, c'est à dire tous les citoyens, le peuple français donc, n'a pas vraiment droit au chapitre, on le consulte de temps en temps pour respecter les apparences, on parle en son nom, on décide en son nom, en réalité, nous sommes depuis longtemps dans une "démocratie virtuelle".
A la différence des monarchies constitutionnelles ayant un système parlementaire démocratique comme l'Angleterre avec un roi sans pouvoir, cette République souffre d'une profonde dérive monarchique, le président de la République français est un vrai monarque* avec des pouvoirs que Louis XIV, monarque absolu par excellence, pourrait lui envier.
* Selon la définition de l'Académie française :
"Chef d'État ou de gouvernement qui, parvenu au pouvoir légalement ou par la force, jouit d'une autorité s'exerçant sans contrôle, ni opposition exprimée."
Claude Mauriange 4 mai 2007

 
 

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