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Moderniser la vie politique : innovations américaines, leçons pour la France.
Le
rapport de la mission d'étude de Terra
Nova de janvier 2009 va dans le même sens
de notre propre analyse : « Réseau Internet et la politique » de juillet
2007. Ces quelques recommandations, pourraient être utilement appliquées au Mouvement Démocrate, notamment : Créer un parti de masse Diminuer le montant des
cotisations d'adhésion aux partis politiques Simplifier les adhésions
en ligne Faciliter l’intégration
des nouveaux militants Donner la
priorité au militantisme de terrain Créer des «comités
locaux de campagne», avec des équipes professionnelles de terrain pour encadrer
les activités militantes Axer le militantisme sur
le porte-à-porte de proximité Abandonner le
tractage Limiter les grands
meetings Investir dans une épine dorsale
numérique Penser internet comme
outil de «back office» de l'organisation de
campagne. Investir dans des outils électoraux
modernes Organiser des campagnes
d’inscription sur les listes électorales Organiser des campagnes
de mobilisation des électeurs «sporadiques» Vers une
professionnalisation accrue des équipes Professionnaliser la
direction de campagne Rationaliser
l’organisation de campagne (organigramme). Préparer la campagne en
amont Télécharger le rapport ICI.
Réseau Internet et politique.
En considérant qu’en 2006, 14
millions (55%) des foyers français étaient équipé d’une connexion à Internet,
et que moins de la moitié des internautes recherchent une information
« politique » sur le Web (source CNRS),
seuls les internautes intéressés par la politique font l'effort de se
renseigner activement, on se rend compte qu’une formation politique ne peut, au
mieux « toucher » sur Internet qu’une personne en âge de voter sur
cinq, soit dans le meilleur dans cas 20 % de l’opinion. Un sondage CSA réalisée les 17 et 18 octobre 2006, confirme que les internautes français utilisent à
80% la télévision, 40% la presse, 35% la radio et seulement 20% Internet pour s'informer. Internet n’a pas plus d’influence sur le
choix des électeurs qu'un autre média, chacun va sur les sites en
fonction de sa sensibilité. Bien sur, Internet est encore jeune et toutes
ses potentialités pour la communication politique n'ont pas encore été
exploitées, le web peut faciliter la coordination de l'appareil de campagne
d'un parti, Web conférences, communautés de blogs, fédération virtuelle, Web TV, adhésions et
paiement en ligne, système d'alerte par SMS, etc. ne sont pas encore toutes
épuisées. Internet se
développe. Son taux de pénétration dans les foyers s'approche, lentement de
celui de la
télévision. Internet propose un nouvel espace pour le débat
public. La consultation des sites politiques reste marginale. En France, à
peine 1 % des électeurs l'ont fait avant les dernières présidentielles. Seules
les personnes intéressées par la politique font donc l'effort de se renseigner
activement. Les courriers électroniques, eux, touchent plus de monde.
Télécharger le document ICI.
Devoir de protestation.
Je suis resté silencieux ... je n’ai pas protesté ...
"Quand les Nazis ont emmené les communistes, je suis resté silencieux : c’est vrai quoi, je n’étais pas communiste. Quand ils ont jeté en prison les sociaux-démocrates, je suis resté silencieux : c’est vrai quoi, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils ont emmené les syndicalistes, je n’ai pas protesté : c’est vrai quoi, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils ont emmené les Juifs, je n’ai pas protesté : c’est vrai quoi, je n’étais pas Juif. Quand ils m’ont emmené, il n’y avait plus personne pour protester."
Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant allemand arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.
Ce texte de Martin Niemöller est rarement reproduit avec exactitude, voici le texte original : "Als die Nazis die Kommunisten holten, habe ich geschwiegen ; ich war ja kein Kommunist. Als sie die Sozialdemokraten einsperrten, habe ich geschwiegen ; ich war ja kein Sozialdemokrat. Als sie die Gewerkschafter holten, habe ich nicht protestiert ; ich war ja kein Gewerkschafter. Als sie die Juden holten, habe ich nicht protestiert ; ich war ja kein Jude. Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestierte."
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Aggiornamento et Glasnost
À part quelques renouvellement
cantonaux, les prochaines élections sont encore loin, il me semble
favorable de profiter de cette période pour nous situer plus clairement
et de mettre à jour notre organisation dans la transparence.
État des lieux de l’électorat
démocrate.
On considère généralement que les
électeurs démocrates appartiennent majoritairement à la classe moyenne,
notion particulièrement floue liée à la difficulté de la définir
clairement. En effet, il n’existe aucune définition objective de la
classe moyenne, d'autant que le sentiment d'appartenance à une classe
moyenne est très subjectif, tous les gens ont tendance à se situer dans
cette classe. En Allemagne on parle de la
classe moyenne (Mittelstand) au singulier, en Angleterre,
on parle des classes moyennes (middle classes) au pluriel, c’est
aussi le cas en France où l’on parle de classes moyennes
au pluriel, la définition utilisée par le Crédoc (Centre de
recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) : Les
classes moyennes forment 50 % de la population, situés entre les
30 % les plus démunis (catégories "modestes") et les 20 % les mieux
rémunérés (catégories "aisées"). « La classe moyenne
» est très courtisée, c'est un véritable enjeu politique extrêmement
porteur. A part les extrêmes, tous les partis politiques, qu’ils se
disent de « droite » ou de « gauche », l’ont bien compris, leur discours
est objectivement très proche. Le principal obstacle réside dans la
difficulté de s’adresser globalement aux classes moyennes. Apparemment
majoritaires, les classes moyennes se disloquent lentement depuis
1975, la crise de 2008 a eu un effet accélérateur
incontestable. La crise que nous vivons actuellement a commencé en 2008
par une crise financière spectaculaire et prendra très probablement
toute son ampleur sur le plan économique et social en 2012, à
l’instar de la crise de 1929 qui a réellement atteint son point
culminant en 1933. C’est ce que j'écrivais 19 février 2009
«Derrière cette crise financière spectaculaire se cache une crise
économique prête à présent à se développer complètement » (reflexionhumaniste.org/La_crise_finale.htm). La
crise a engendrée la paupérisation des plus pauvres et l’enrichissement
des plus riches, ce qui a pour conséquence la redistribution de la
classe moyenne, une faible partie s’est reclassée vers les classes
supérieures (ascension sociale) et une grande majorité vers les couches
populaires, ce qui provoque le glissement des électeurs de la classe
moyenne vers le « centre-gauche », c’est exactement la place que
devrait occuper les démocrates libéraux français à l’instar des démocrates
libéraux anglais qui partagent les mêmes orientations sociales
libérales humanistes et pro européennes. Au Royaume-Uni,
les Démocrates libéraux (Liberal Democrats ou Lib-Dems)
représentent le troisième groupe au Parlement. Il y dispose de 62
députés dans la Chambre des communes, après les élections législatives
de 2005, avec douze députés européens, c'est le principal parti de
l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. Le parti semble
profiter du rejet du gouvernement travailliste et de l'opposition
conservatrice et pourrait devenir, à long terme, une formation d'alternative
face aux deux grands partis politiques qui dominent la scène
politique britannique depuis un siècle. Il est souvent perçu comme le
parti de gauche britannique, euro-fédéraliste et pacifiste en
matière de politique étrangère. Il résulte de la fusion en 1988 de
l'ancien parti libéral britannique et du plus récent parti
social-démocrate, une faction qui a quitté le parti travailliste en
1981. L'élection générale en 1997 a doublé leur nombre de sièges. Le
parti a augmenté le nombre de ses sièges lors des élections de 2001 et
également en 2005. Les Lib-Dems sont des
sociaux libéraux leur programme est clair, direct, précis, concis,
ce ne sont pas des promesses, ils sont un plan pour le changement : Une
fiscalité juste et efficace : Des impôts équitables qui remettent
de l'argent dans votre poche (fair taxes that put money back in your
pocket.) La création d’emplois principalement dans le
domaine écologique : Un bel avenir en créant des emplois et en
faisant une Grande-Bretagne plus verte (a fair future creating jobs by
making Britain greener) La priorité à l'éducation :
Une chance pour chaque enfant (a fair chance for every child) Une
politique plus propre : Une bonne affaire en nettoyant la politique
(a fair deal by cleaning up politics). Les
prochaines élections législatives qui auront lieu le 6 mai
2010 au Royaume-Uni pourraient changer la donne politique du
pays. Si l’on en croit les sondages, une véritable révolution
institutionnelle est en marche, les libéraux démocrates (Lib-Dems)
de Nick Clegg (Le Bayrou anglais ?), le parti porteur de
la troisième voie pourrait être le maître du jeu entre la droite et
la pseudo gauche, entre les conservateurs et les travaillistes. Les
Libéraux-démocrates ont suivi une ligne politique
d'indépendance absolue et ont néanmoins progressés de 20% des voix à
chaque élection. Les Lib-Dems sont crédités de 34% d'intentions de vote
suite à un sondage réalisé au lendemain d'un débat télévisé. Ils
devancent le Parti travailliste (24%), mais restent derrière les
conservateurs (36%).
Avec des réserves, l’équivalent
allemand est le Parti libéral-démocrate (Freie Demokratische
Partei, FDP) est un parti politique libéral créé en 1948. Il défend des
politiques combinant la défense des libertés fondamentales et du
libre-échange avec certains éléments de l’État-providence. Il est
aujourd’hui le troisième parti du Bundestag en nombre de sièges,
avec quatre-vingt-treize députés, et membre de la coalition au pouvoir,
avec la CDU/CSU ; il est également présent dans sept des seize
gouvernements de Land. D’importance électorale moyenne,
avec entre 5,8 et 14,5 % (son meilleur score obtenu en 2009) aux
élections fédérales, le FDP est un parti de cadres et un
parti-charnière, présent dans toutes les coalitions gouvernementales
au plan fédéral de 1949 à 1998 sauf en deux brèves périodes ; en
plusieurs occasions, c’est lui qui a provoqué l'alternance selon
qu’il s’alliait avec les démocrates-chrétiens ou les sociaux-démocrates.
Il est de nouveau au gouvernement depuis les élections de 2009 après
onze années d'opposition. Il réalise traditionnellement ses meilleurs
scores dans les classes moyennes et supérieures, et dans les
villes de moyenne et petite taille.
Néanmoins, la comparaison avec la
France a ses limites : Nous sommes dans une démocratie formelle,
monarchique et népotique sans véritable séparation des pouvoirs au sens
de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui affirme dans son
article 16 : "Toute société dans laquelle la garantie des droits
n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de
Constitution.". Sans changement importants de la
constitution il sera difficile, voir impossible de changer de régime. Le
Président de la République est la clé de voute du système électoral,
son élection conditionne la majorité législative (les élections
législatives seront liées à l’élection du Président), il nomme le
premier ministre, il est pratiquement maître de l’exécutif, du
législatif et du judiciaire. Rien de comparable avec
l’Angleterre (monarchie constitutionnelle) ou l’Allemagne (République
fédérale). Il n’y a pas en France de parti des
classes moyennes, ou plus exactement il n’existe plus du jour où l’UDF
s’est en partie fondue dans l’UMP.
Que sont devenus les électeurs
démocrates ?
L’ensemble de la classe politique et
tous les partis se sont trompés de campagne et d’élection, à vouloir
faire un test national d’une élection régionale on obtient une réponse
nationale. Les électeurs de la classe moyenne
ne trouvant pas leur place dans l’offre des partis y compris dans celle
du Mouvement Démocrate se sont massivement « réfugiés » dans
l’abstention. D’autres se sont laissés tentés par Europe-écologie
qui a jouée un rôle de « valeur » refuge pour une partie des électeurs
démocrates. Cela ne signifie pas que les électeurs démocrates soient
durablement devenus « verts », cela signifie seulement que notre
message n’a pas su répondre à leur préoccupation écologique. Contrairement
à ce qui est affirmé ici ou là, dans le déni total de la réalité, cette
abstention massive a bien une signification, elle traduit sur le plan
national le désaveu d'une classe politique incompréhensible, aveugle et
sourde à la détresse de la majorité des citoyens. Bien
qu’il soit risqué de tirer des conclusions nationales d’une situation
locale, Le cas de la Haute-Savoie, terre « centriste par excellence »
est significatif, le taux d’abstentions est de 59,96 %, le Mouvement
Démocrate obtient 4,67 % des suffrages exprimés au premier tour des
élections régionale de 2010, pour mémoire, lors du premier tour des
élections présidentielles le 22 avril 2007 où le taux
d’abstention était de 14,54%, François Bayrou avait atteint
22,09%. En Rhône-Alpes le taux
d’abstentions est de 56,82 %, le Mouvement Démocrate obtient 4,33 %
des suffrages exprimés. A l’exception du député Jean
Lassalle, tête de liste en Aquitaine seul candidat du Mouvement
Démocrate à pouvoir se maintenir au second tour des élections
régionales 2010, qui obtient 10,43% des voies malgré un taux
d'abstention de 50,44%. Il serait intéressant d'analyser à fond
l’environnement de cette élection et les méthodes utilisées par l’équipe
du MoDem d'Aquitaine. Europe-écologie
n’a pas le monopole de l'écologie, de par son orientation rouge-verte
elle est même devenue un branche partisane de la gauche.
L’écologie n’est pas de droite ni même de gauche, elle fait partie
intégrante de l'humanisme, pour s’en convaincre il suffit de
réfléchir au sens qui pourrait avoir l'écologie sans l’homme. L’écologie
c’est d'abord le bon usage des ressources au profit de toute
l’humanité, il convient donc de ne pas la séparer de l’humanisme,
c’est le cœur même de l’offre des démocrates et doit être naturellement
mise en avant. Bien qu’il soit à la mode ou
politiquement correct de parler d’écologie, l’abus, pour ne pas dire
l’escroquerie, qui consiste à parler de « développement durable »
c'est un véritable oxymore. En effet, dans un système fini, le développement ne
peut pas être « durable », le développement (continu) est par
définition exponentiel, c'est-à-dire infini, donc il est certain qu’il
se terminera très mal… Il est plus rationnel de parler de développement
raisonné. En paraphrasant le Général De Gaulle : « Bien
entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe !
L’Europe ! L’Europe ! Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie
rien. », Ce n’est pas en sautant sur son siège que l’on fait de
l’écologie et toute organisation basée uniquement sur l’écologie est
forcément une construction éphémère.
Des raisons d’espérer.
C’est d’avantage dans notre
stratégie, dans notre manque de clarté et de concision de notre
message (nous n’avons pas su parler au cœur des gens), dans
l’esprit brouillon de notre organisation et dans nos méthodes qu’il faut
chercher les raisons de nos échecs, croire que c’est de la faute « des
autres » ou des militants relève de la politique « de la vache aveugle »
(Blinde Kuh) d’après Martin Luther. Nous
n’avons pas su nous situer clairement, nous avons donné
l’impression de faire partie d’une hypothétique famille centriste en
miette, or le « centre », par définition, ça n'existe pas, ni en
physique ni dans la nature. Le rapport de la mission d'étude
de Terra Nova va dans le même sens que notre analyse : «Réseau
Internet et la politique» de juillet 2007. Ces
quelques recommandations, pourraient être utilement appliquées au Mouvement
Démocrate, notamment : Faciliter l'intégration des nouveaux
militants, donner la priorité au militantisme de terrain, créer
des «comités locaux de campagne», avec des équipes
professionnelles de terrain pour encadrer les activités militantes, axer
le militantisme sur le porte-à-porte de proximité, abandonner le
tractage, limiter les grands meetings, investir dans une épine
dorsale numérique, penser internet comme outil de «back office» de
l'organisation de campagne. Investir dans des outils
électoraux modernes, organiser des campagnes d’inscription sur les
listes électorales, organiser des campagnes de mobilisation des
électeurs «sporadiques», notamment les jeunes de mois de 25 ans ; plus
de 75% des jeunes de 18 à 25 ans n'ont pas voté aux élections
régionales de 2010, pas d’avantage aux élections européennes de 2009 ou
aux élections législatives de 2007. Aller vers une
professionnalisation accrue des équipes, professionnaliser la
direction de campagne, rationaliser l’organisation de campagne
(organigramme), préparer la campagne en amont. Le Mouvement
Démocrate est le parti libre des démocrates français, c’est
clairement un parti social libéral humaniste et pro européen, il
doit être l’arbitre entre la droite et la gauche, il est le seul
capable de lutter avec efficacité contre le bipartisme, véritable plaie
des démocraties modernes. Il est encore temps, avant 2012,
nous devons changer de stratégie et nous positionner là où nous
nous sommes réellement, c'est-à-dire dans le rassemblement de tous
les démocrates, écologistes et sociaux démocrates compris, si nous
voulons réellement jouer un rôle significatif dans la politique
française.
Claude Mauriange Révision
du 19 avril 2010
A propos de la désobéissance civile.
La désobéissance civile peut être considérée comme une garantie non
juridictionnelle des libertés publiques, garantie exercée par les
gouvernés eux-mêmes. Elle n'est pas explicitement reconnue juridiquement
dans la hiérarchie des normes françaises. Toutefois l'article 2 de la Déclaration
des droits de l'homme et du citoyen dispose que :
« Le but de toute association politique est la conservation des
droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la
liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »
Le Préambule de la Constitution de 1958 est très court mais celui-ci
renvoie à deux textes fondamentaux dans notre histoire juridique : la Déclaration
des droits de l'homme et du citoyen de 1789, et le préambule
de la Constitution de 1946. La valeur de la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de
1789 fut pendant longtemps discutée, Le Conseil constitutionnel français
trancha la question dans sa
décision du 16 juillet 1971, relative à la liberté d'association :
il s'agit bien d'un texte normatif de la plus haute valeur. Par la suite
dans la décision du Conseil constitutionnel du 27 décembre 1974
relative à la loi de finances pour 1974, le Conseil constitutionnel
s'est référé pour la première fois à la Déclaration des Droits de
l'Homme et du Citoyen de 1789.
Puis par une décision du 16 janvier 1982
sur la loi de nationalisation, le Conseil constitutionnel a
indirectement reconnu une valeur constitutionnelle à la résistance à
l'oppression : en effet il a réaffirmé la valeur constitutionnelle du
droit de propriété en soulignant que la Déclaration de 1789 l'avait « mis
au même rang que la liberté, la sûreté et la résistance à l'oppression ».
Le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10
décembre 1948 rappelle qu’il est « essentiel que les droits de l’homme
soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas
contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et
l'oppression ».
Un système de droit dans un Etat démocratique est donc
conçu pour exclure toute forme de mépris des droits de l'homme. Sans
avoir à s’interroger là sur une distinction entre révolte et révolution,
cette formule ne peut constituer une base pour affirmer qu’en droit
positif, il n’y aurait pas de ligne de démarcation entre la résistance à
l’oppression et la révolution.
Extrait de wikipedia, l'encyclopédie libre
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