Affluence record le 9 juillet 2007 à Lyon, plus de 800 militants pour débattre de l'avenir de l'UDF-MoDem avec François Bayrou. Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES Les deux amphithéâtres de l’Institut de Sciences Politiques de Lyon étaient trop petits pour accueillir la foule des adhérents UDF-MoDem des régions Rhône-Alpes et Auvergne. En présence de Michel MERCIER, Anne-Marie COMPARINI et Muguette DINI, François BAYROU a donné le meilleur de lui-même pour « parler au cœur » de tous ceux qui espèrent en lui. Il s’est adressé, tout d’abord aux élus locaux, départementaux et régionaux avant de répondre aux questions, toujours d’une profondeur et d’une qualité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.C’est à huis clos que s’est, une nouvelle fois,
déroulée cette rencontre pour laquelle. François BAYROU est tout d’abord revenu sur les raisons qui, selon lui, explique l’étonnante campagne présidentielle que nous avons réalisée : nous avons pris conscience, avant tout le monde que les repères « droite/gauche » étaient dépassés. Cela était de même nature que les conflits entre les
catholiques et les laïcs, subis pendant de nombreuses années et qui avaient fini
par cesser malgré le sentiment porté par beaucoup de l’impossibilité de faire
sauter les barrières. Evoquant l’étonnant développement du MoDem, François BAYROU
s’est réjoui de l’arrivée massive de personnes qui « voulaient changer le
monde », c’est d’ailleurs bien pour cela qu’il a donné sa vie à la politique,
rappelant, au passage qu’il avait été à la fondation de trois autres partis qui
avaient ceci en commun de comprendre toujours dans leur nom, le mot
« démocrate », ce qui est préférable à « centre » qui ne fait référence qu’à un positionnement alors que ce qui compte, c’est que le citoyen soit bien associé
aux choix et que sa réflexion soit tirée vers le haut. C’est d’ailleurs tout le
défi de la construction de ce nouveau parti qui nous est lancé : nous devons
réunir des personnes qui ont, certes, une histoire différente mais, à coup sûr,
un avenir commun. Nul doute qu’en travaillant ensemble, nous apprendrons
à nous connaître et à nous apprécier et ceci, dès les 13,14, 15 et 16 septembre,
lors de la tenue des assises de la démocratie mais également à l’occasion du
congrès fondateur du MoDem, fin octobre/ début novembre. Nous approuverons ainsi
l’écriture des statuts, de la charte des valeurs et de la charte éthique et de
comportement, rendue nécessaire après les changements de cap de plusieurs élus,
sources de blessures personnelles pour nombre de militants. Concernant
les prochaines élections municipales, François BAYROU a évoqué la possibilité
d’établir des contrats locaux, en vue d’éventuelles alliances avec d’autres
formations politiques, à condition que cela soit en phase et en cohérence avec
notre charte des valeurs. La première question provenant de la salle
permit à François BAYROU d’évoquer sa vieille idée de création d’une
« université populaire du MoDem », dans laquelle chacun pourrait suivre un
cursus, suivant son niveau et ses centres d’intérêt. De grands spécialistes,
proches de notre mouvement, pourraient y enseigner. Des difficultés
propres à certaines fédérations ont été évoquées ; les référents désignés
prochainement auront la charge d'y remédier, dans quelques jours. A la
question de savoir en quoi notre projet se distingue de celui de Nicolas
SARKOZY, François BAYROU a parlé de méthode, tout d’abord, car nous proposions
des rassemblements et non des ralliements. Nous voulions également nous adresser
à ce qui fait la conscience et la responsabilité des citoyens et non en appuyant
sur les instincts les plus négatifs. Pour nous, l’argent ne sera jamais la
valeur suprême et le but à atteindre est « l’épanouissement, dans chaque femme
ou homme de ce qu’il y a de plus humain ». « La construction européenne
semble en panne », a regretté cet adhérent de Haute-Loire qui reconnait venir de
droite, « de loin, à droite » et ce qui a motivé sa présence à Lyon, c’est
François BAYROU et son message responsable, spécialement pour dénoncer l’arrêt
de la lutte énergique contre la dette et les déficits. « Nos partenaires qui
réalisent de gros efforts, ne vont pas accepter que nous levions le pied…leur
opposition nationale va les faire réagir, à coups sûrs contre notre
laxisme »,prédit notre président national. La dernière question a porté
sur l’ambition : « la charte éthique suffira-t-elle ? ». « Je suis humaniste, pas angélique ! », a répondu François BAYROU qui a reconnu que « l’ambition, si
elle ne remplace pas la compétence ou la générosité, n’était pas à exclure.
J’espère, en fait, qu’il y aura beaucoup d’ambition pour nous faire gagner et
être plus forts. ». |
Toulouse répond en masse à l'invitation de François Bayrou le 7
juillet, à Castanet-Tolozan. Synthèse des échanges, par Gilles Artigues
Les quelques 600 adhérents UDF-MoDem, présents, ce 7
juillet, à Castanet-Tolozan, à quelques kilomètres de Toulouse, ont eu bien du
mérite de consacrer deux heures de leur temps, un samedi après-midi d'été. Cela
prouve, une fois de plus, la grande motivation qui existe dans notre pays pour
ce nouveau mouvement, né au lendemain du premier tour de l’élection
présidentielle. C’est ce côté étonnant et très motivant qu’ont souligné, tour à
tour, Elisabeth HUSSON-BARNIER, présidente de la fédération de Haute-Garonne et
Arnaud LAFONT, jeune maire MoDem de la commune accueillante, saluant au passage
tous ceux qui n’avaient pas hésité à venir de tous les départements de
Midi-Pyrénées. La formule d’une telle réunion est maintenant bien rôdée puisque, à Toulouse,
c’était la cinquième rencontre de ce type voulue par François BAYROU.
L’introduction qu’il tient à faire, avant l’échange avec la salle, permet de
rappeler le contexte de cette période de construction que nous vivons, située
entre des élections nationales et des scrutins locaux. Le bon résultat à
la présidentielle est dû, en partie, selon notre président national, à une usure
des forces politiques traditionnelles. Cet élan de confiance est encore présent
et se traduit par un accueil toujours chaleureux dans la rue. Cela justifie les
propos tenus entre les deux tours de l’élection présidentielle : « si je m’étais
tu, nous aurions été dans la majorité présidentielle et cela aurait entraîné
d’avoir des ministres au gouvernement mais aussi des candidatures uniques avec
l’UMP, aux législatives », a expliqué François BAYROU pour illustrer son combat
pour une réelle indépendance. Il a ensuite regretté une trop grande
concentration des pouvoirs, au sommet du pays qui ne peut efficacement permettre
la mise en place des réformes, comme celle de l’université. Revenant sur
l’incident survenu lors d’une réunion de la commission des finances de
l’Assemblée nationale, il a regretté tout d’abord que le bouclier fiscal soit un
mauvais signal adressé au pays car il ne s’agit que de mesures pour les plus
favorisés. Il a relevé aussi que les députés du Nouveau Centre, violemment
rappelés à l’ordre par l’UMP, auraient peu de latitude et de liberté car les
amis de Nicolas SARKOZY n’auront de cesse de leur rappeler : « vous avez été
élus avec nos voix ! » . L’avenir montrera que les choix de François
BAYROU étaient les bons et les seuls efficaces pour affronter, avec des atouts
certains, les échéances qui se profilent à l’horizon. Il y a tout d’abord la
construction de la maison MoDem qui doit faire cohabiter plusieurs dizaines de
milliers de personnes, différents de par leur histoire mais dont l’avenir est
commun. Ce tour de France qui est le troisième de l’année pour François BAYROU
est l’occasion de détailler les principales étapes de ce parcours innovant :
établissement de statuts posant le cadre d’une organisation du XXIème siècle,
écriture des chartes des valeurs et d’éthique et surtout renforcement du projet
qui doit définir les règles d’existence des principes d’humanisme dans une
société dominée par la mondialisation. Trois rendez-vous sont désormais fixés
pour avancer sur ces points : un bureau politique élargi, le 12 juillet ; des
assises de la démocratie, mi-septembre et un congrès fondateur du MoDem, en
novembre. Parallèlement, il faut d’ores et déjà penser à préparer les
scrutins municipaux et pour ce faire, des référents départementaux seront
désignés pour aider à la sélection et à la formation des candidats. François
BAYROU a rappelé que la ligne souhaitée était la présence sous nos propres
couleurs, dans le plus grand nombre de villes avec possibilté d’alliances en
fonction des réalités locales et de la solidité des valeurs défendues et des
projets municipaux présentés. Dans la deuxième partie de cette rencontre
toulousaine, nous avons assisté à un feu d’artifice de questions posées,
alternativement par un homme ou une femme, comme y tient François BAYROU.
Répondant aux nombreuses interrogations, il a pu, tour à tour annoncer que, très
prochainement, seraient adressés les fichiers des nouveaux adhérents MoDem afin
de pouvoir mieux les connaître et plus facilement les inviter aux différentes
manifestations .Une carte de France figurera, sur le site national, afin de
repérer très vite le responsable MoDem, le plus proche et un système
d’autocollants devrait voir le jour pour toucher les non internautes et leur
donner les coordonnées nécessaires. Des adhérents du Lot et Garonne ont
exprimé leur déception et leur frustration de n’avoir pu présenter de candidats
MoDem, dans leur département. François BAYROU a regretté cette situation et les
a encouragés à regarder avec confiance, résolument vers l’avenir. A un très
ancien adhérent, du temps du CDS, il a réaffirmé que cette maison était toujours
la sienne car les valeurs défendues sont les mêmes. Avec une identique force,
il a invité un nouveau militant MoDem à accepter des personnes à l’histoire
différente. A travers cet échange, on a perçu toute la difficulté mais aussi
toute la richesse du « vivre ensemble » qui se dessine. Pour parvenir à cette
harmonie, François BAYROU, qui répondait à une question pertinente d’une
adhérente de la Lozère, sur ce thème, semble préférer une organisation unitaire
du MoDem et non la mise en place d’une confédération de partis, en vertu du
principe : « plus on fractionne l’identité et moins on a d’identité ». Mais
François BAYROU s’empresse de préciser que rien n’est décidé et que ce sujet
sera largement débattu, avant d’être tranché, au congrès. Et c’est par
un long bain de foule que s’est achevée, pour François BAYROU, cette riche étape
toulousaine.
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Beau succès pour François Bayrou à la rencontre des adhérents UDF-MoDem du
Nord-Pas de Calais le 4 juillet à St-André-lez-Lille. Synthèse des échanges, par Gilles Artigues François BAYROU a poursuivi son tour de France des
régions en se rendant, ce mercredi 4 juillet, à St-André-lez-Lille, pour
échanger avec les adhérents UDF-MoDem de la région Nord-Pas-de-Calais. C’est
Olivier Hénno, maire et conseiller général qui a accueilli, dans sa commune,
notre président national ainsi que les plus de 850 personnes massées dans la
salle des fêtes, trop petite pour l’occasion. François BAYROU était visiblement heureux de pouvoir s’adresser à cette foule
de « visages nouveaux, jeunes, ouverts…». « Ca signifie quelque chose de fort,
pour l’avenir…», s’exclama-t-il avant de rappeler les règles du jeu de ces
rencontres quotidiennes qui se déroulent à huis clos, sans la présence de
journalistes : «ce n’est pas un spectacle mais des citoyens qui se parlent
librement». Avant l’échange avec la salle, François BAYROU a commenté
les événements politiques de ces derniers mois et a ouvert des perspectives pour
l’avenir en cette période «difficile mais tellement prometteuse». Tout a
débuté, l’an dernier, à même époque où notre candidat n’était crédité que de 4%
des voix et dont Nicolas SARKOZY disait : «ne parlons jamais de lui, il ne sera
même pas remboursé de ses frais de campagne ! ». Grâce à la belle campagne menée
tambour battant, nous avons pu faire naître durablement une troisième force
politique. Entre les deux tours, des signes ont été donnés à ceux qui espéraient
que subsiste ce parti réellement libre et indépendant : « je savais que Nicolas
SARKOZY voudrait tous les pouvoirs pour lui-même en vertu de son principe : qui
n’est pas avec moi est contre moi ! Pour moi, celui qui n’est pas avec moi doit
être considéré comme un partenaire et non comme un ennemi. Les pouvoirs en
France sont tels qu’on n’avait pas besoin d’une centralisation supplémentaire !
Je ne regrette donc pas mes propos car les événements actuels m’ont donné
raison ». François BAYROU a insisté sur la fidélité à ses idées et à ses
valeurs pour conduire tous les combats. En procédant ainsi, nous serons
respectés, dans un premier temps et ensuite, sans aucun doute, nous serons
choisis car les français chercheront un espace démocrate, comme alternative à
l’UMP, simple «exécutant de l’exécutif», étant entendu que le PS ne pourra pas
jouer ce rôle car trop englué dans son immobilisme consécutif à sa difficulté à
définir une ligne commune et à se choisir un leader. Concrètement, nous
avons devant nous des échéances municipales et cantonales mais aussi des
échéances internes, toutes aussi capitales les unes que les autres et pas
seulement pour la vie politique mais également pour toute notre société.
Concernant les premiers scrutins, il est primordial de nous y préparer car elles
correspondent à l’échelon le plus proche de la population et leur mode de
scrutin, plus favorable que celui des législatives, doivent permettre de faire
arriver aux affaires, des générations nouvelles. Quand à l’organisation interne,
elle est tout autant importante et François BAYROU a rappelé le défi à relever
de faire vivre ensemble, au sein d’un même mouvement, des personnes venues
d’horizons différents. Pour ce faire, plusieurs rendez-vous seront proposés :
assises de la démocratie, congrès fondateur…tout cela dans le but de construire
un parti moderne qui reposera sur une charte éthique que nous écrirons ensemble.
Pendant plus d’une heure, François BAYROU a répondu, à bâtons
rompus, aux questions très directes d’une assistance constituée de personnes de
générations très différentes, impatientes de pouvoir exprimer attentes et
interrogations. Notre président national a pu, entre autres, rassurer sur la
volonté de constituer des fédérations du MoDem qui pourront se reposer sur la
désignation de référent pour chaque département. Une adhérente de Cap 21
a tenu à insister sur la prise en compte de la dimension environnementale de
notre projet. François BAYROU y est très sensible, sans pour autant souhaiter
que coexistent des courants au sein du MoDem. Par contre, il peut tout à fait se
constituer un pôle permettant à tous ceux que ces questions intéressent, de se
retrouver pour enrichir le débat, de leurs compétences. Un nouveau
militant, se disant plutôt «de gauche» a tenu à préciser que pour lui « être
au centre, ce n’est pas seulement un positionnement politique mais surtout la
volonté de placer l’homme au centre de toutes nos préoccupations », ce qui a
beaucoup touché François BAYROU qui a toujours défendu ce principe depuis qu’il
est engagé en politique. Des sujets d’actualité ont également été
traités comme l’avenir de l’éducation ou celui de la justice. François BAYROU a
également exprimé sa vision de la mondialisation en parlant de politique
étrangère. Des situations plus locales liées aux élections municipales
ont été présentées et François BAYROU a apporté des éclairages, au cas par cas :
« être indépendants, ce n’est pas forcément être seuls pour peu que l’on fasse
tout pour être nous-mêmes et jamais inféodés, ni aux uns ni aux autres ».
En conclusion, un adhérent a promis à François BAYROU un bel avenir :
«vous serez le premier président de tous les sociaux-démocrates ! ». C’est avec
l’ espoir de cette recomposition politique, consécutive aux déplacements des
lignes auquel nous assistons, que s’est achevée cette rencontre particulièrement
réussie. |
François Bayrou à la rencontre des militants UDF-MoDem : premier rendez-vous
mardi 3 juillet à Paris. Synthèse des échanges, par Gilles Artigues Après la séquence électorale chargée et avant la
dispersion des vacances, François BAYROU a souhaité aller à la rencontre des
militants UDF-MoDem pour échanger avec eux d’une manière libre et répondre ainsi
aux nombreuses questions qui se posent. C’est à Paris, au siège national de la
rue de l’Université, en présence de Marielle de SARNEZ, que s’est tenue cette
première séance qui a connu une affluence record. La salle Jean Lecanuet était
pleine à craquer et deux autres lieux diffusaient, dans la maison, les images de
ces débats mis en place pour la région Ile de France. François BAYROU a introduit la réunion en revenant sur les principaux
événements de ces derniers mois, anticipant tout d’abord, sur le sujet qui ne
manquera pas d’être souvent évoqué : pourquoi avoir dit « je ne voterai pas pour
Nicolas SARKOZY ! », entre les deux tours de l’élection présidentielle ?
Pour notre président national, « le vote est libre dans notre pays et il est
sain d’exprimer publiquement une conviction profonde ». De plus, dès lors que la
presque totalité des députés UDF appelaient à voter pour le futur Président de
la République, il était indispensable de « rééquilibrer » afin qu’on ne puisse
pas faire le reproche à notre famille politique d’être « revenue à droite »,
d’où on aurait dit qu’ « elle n’était jamais partie ! ». Le PS n’attendait que
cela pour nous affaiblir. Cela aurait beaucoup déçu ceux qui avaient mis en
François BAYROU l’espoir d’une voie réellement libre et indépendante. Ce
dernier a d’ailleurs précisé également qu’il n’avait pas pour autant appelé à
voter pour Ségolène ROYAL ce qui, de même, aurait ruiné tous les efforts
déployés pendant la campagne dont le succès est unanimement reconnu.
Revenant ensuite sur les élections législatives, François BAYROU a salué
les députés sortants restés fidèles au MoDem et les quatre élus qui porteront,
haut et fort, dans l’hémicycle, la parole de notre parti. Il est clair que ce
mode de scrutin qui ne nous a pas été favorable est injuste. D’après le journal
« le Monde », si nous avions bénéficié d’ une dose de proportionnelle, à
l’allemande, nous aurions eu, avec nos quelques 8% des voix, 61 sièges et sur
la base du score de l’élection présidentielle, près de 130 députés !
« Notre situation actuelle est inconfortable mais elle est loyale et
fidèle à ce que nous défendons et qui n’a de sens qu’en fixant l’avenir. La
liberté acquise est précieuse pour les municipales. Nous ne nous laisserons pas
enfermer dans des alliances obligatoires, ni avec l’UMP, ni avec le PS. La ligne
est claire : chaque fois que nous le pourrons, nous présenterons des listes sous
nos propres couleurs, spécialement dans les 1000 communes de plus de 10000
habitants, sans soumission, à l’égard de quiconque. N’oublions jamais que nous
sommes porteurs d’une alternative vers laquelle les français se tourneront
lorsque le rideau se déchirera sur les réalités… », a dit François BAYROU, en
conclusion de son introduction avant de laisser la parole à la salle, impatiente
de pouvoir s’exprimer. Plusieurs interventions ont tourné autour du défi
de faire cohabiter, au sein d’une même formation politique, des anciens
adhérents UDF et des nouveaux militants MoDem. François BAYROU ne nie pas cette
difficulté. Il est humain que les premiers voient chez les seconds des
« aventuriers » et que les seconds soupçonnent les premiers de vouloir
« verrouiller » les instances. Il est cependant vital qu’ils puissent se
découvrir et s’écouter. « Nous avons identifié que les règles du
droite/gauche ne correspondaient plus à la réalité. Cela doit se traduire
également, dans notre parti, où nous ont rejoints des femmes et des hommes qui
étaient dans une profonde déception à l’égard de leur parcours politique
ancien. Ce qui doit nous réunir, c’est le projet pour l’avenir, pas le passé.
Ne tombons pas dans le piège qui nous sera tendu, chaque fois qu’on nous
demandera si on est « centre droit » ou « centre gauche ». Nous savons bien que
les sujets de blocage du pays ne se résument pas à ces affrontements
perpétuels ». D’ailleurs, la localisation géographique n’est pas le problème
essentiel : il vaut mieux dire que nous portons un projet démocrate ; c’est là
que se trouve notre identité ! « A quoi croyons nous ? pour quoi serions nous
prêts à nous faire couper en morceaux ? », a interrogé François BAYROU qui a
donné comme exemple la séparation des pouvoirs. Ce dernier a assuré, de plus,
qu’il veillerait à ce que chacun, quelle que soit son histoire, puisse accéder
aux responsabilités, dans les structures futures du MoDem. Comme on
pouvait s’y attendre, il a été demandé des précisions sur la mise en place
pratique et concrète du MoDem. François BAYROU a été très clair en annonçant que
le congrès du mois de novembre tranchera la question de l’existence, au final,
d’un seul et unique mouvement. Il faut faire vite car l’attente est grande mais
nous ne devons pas, pour autant, céder à une forme de précipitation. Nous
prendrons le temps d’écouter (c’est ce qui est fait actuellement avec ces huit
rendez-vous régionaux qui précéderont le bureau politique du 12 juillet, élargi
aux candidats aux législatives). Des assises de la démocratie se tiendront les
13,14, 15 et 16 Septembre, à Seignosse afin de poser ensemble les bases d’un
parti moderne. Parallèlement à l’établissement classique pour un tel mouvement,
des statuts et des principes de décision, sera écrite une charte éthique afin de
formaliser ce que doit être notre comportement commun et spécialement celui de
l’honnêteté et de la transparence des élus, à l’égard des militants qui leur
ont fait confiance et qui les ont portés, parfois depuis plusieurs décennies.
D’un point de vue plus anecdotique, François BAYROU a raconté comment le
nom MoDem s’était imposé à tous et des proportions et un temps jamais égalés,
dans toute l’histoire de la Vème République. A ce jour, 45 000 personnes ont
payé une adhésion au MoDem, ce chiffre étonnant n’inclue pas les membres de
l’UDF. Il faut également rappelé que tout cela s’est fait spontanément, par
internet : « Imaginez ce que ce sera lorsque nous nous en occuperons
vraiment ! », a dit, avec humour, François BAYROU en promettant l’envoi rapide
des cartes d’adhérents et en précisant que le montant moyen des cotisations est
de 35 euros avec plus de la moitié à 50 euros… Des questions d’intérêt
départemental ont ensuite été posées. Elles reprenaient des situations de
difficultés, parfois très pénibles et destabilisantes, qu’il conviendra de
surmonter par des réunions spécifiques dans les différentes fédérations
concernées comme celles des Hauts de Seine, du Val d’Oise, de Seine Saint Denis,
Val de Marne…Des référents départementaux seront également désignés.
Marielle de SARNEZ est intervenue également pour remercier les
organisateurs de cette rencontre qui en appellent d’autres. Dès jeudi, à 16h,
dans cette même salle Jean Lecanuet, une nouvelle réunion de ce type aura lieu
puis rapidement, à la rentrée, se mettra en place une organisation décentralisée
du congrès avec des groupes de travail structurés. Pour la présidente de la
fédération UDF d’Ile de France : « faire vivre ensemble près de 10 000 adhérents
que nous serons bientôt dans cette région, nécessite de nouvelles pratiques, des
règles d’interactivité innovantes pour que chacun apporte sa pierre à l’édifice
collectif ». D’autres sujets qui ne figurent pas dans cette synthèse ont
été évoqués au cours de cette première rencontre. A n’en point douter, ils
seront aussi traités lors de l’un des prochains débats que François BAYROU
animera, chaque soir, jusqu’au 11 juillet et nous nous en ferons alors l’écho.
A plusieurs reprises, le nom de Marc SANGNIER a été cité au cours des
échanges. Il reste pour notre famille politique un modèle et un aiguillon, un
« sillon », toujours d’actualité. Cet homme de convictions ne disait-il pas :
« faire de la politique, c’est porter à son plus haut la conscience et la
responsabilité des citoyens »…. ?
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Rassemblement départemental convivial dimanche 1er juillet 2007 à SAINT LAURENT (74800)
Organisé par la fédération UDF-MODEM 74, le premier rassemblement, du Mouvement Démocrate (MoDem) de la Haute Savoie s'est tenu le premier juillet 2007 à ST LAURENT (74800). Ce rassemblement, à l'initiative des militants, a été un vrai succès et un moment intense pour plus d'une centaine de militants venus de tout le département. Ce fut
l’occasion pour les participants de débattre sur l'avenir du MoDem et de réaffirmer leur attachement au projet de François Bayrou. Après un repas festif, l'après-midi fut consacrée aux principes du Mouvement Démocrate sous la forme d'un appel à contribution des militants du MoDem 74. Une organisation sans faille d'une belle et sympathique journée dans l'esprit humaniste du mouvement démocrate. Claude Mauriange
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